Interview sur Passion Rock:
Corrosive Elements vient de sortir récemment sa démo “Chaos Unleashed”. Mélangeant astucieusement du death agressif à des riffs plus rock’n roll, le groupe a su trouver le bon équilibre à ce mariage de style. J’ai donc eu ce petit entretien avec Rachid et Emilie, pour découvrir un peu mieux le groupe et ses ambitions futures. (Sebb)
Salut, pourrais-tu commencer par une présentation rapide du groupe.
Rachid : Corrosive Elements est un groupe parisien qui s’est formé en mai 2005. Il est constitué d’Emilie (chant), Yves (guitare), Tarik (guitare), Lionel (basse) et moi-même à la batterie.
Vous avez tous fait parti d’autres formations avant Corrosive Elements, comment a eu lieu votre rencontre ?
Emilie : Rachid et moi faisions partie d’un groupe de brutal-death "repulsed" que nous avons quitté pour former Corrosive Elements. Yves et Tarik se sont rencontrés à la fac et ont déjà plusieurs projets musicaux en commun, nous avons rencontré Yves par le biais d’une annonce, il a amené Tarik lorsque nous étions à la recherche d’un second guitariste. Lionel était un proche du groupe et a fini tout naturellement au poste de bassiste.
Comment se passe l’accueil de votre cd par la presse ?
Rachid : Pour le moment on ne peut pas parler d’accueil, la promotion débute à peine, nous attendons les premiers retours.
J’ai remarqué que le line-up actuel est assez récent (début 2007), avez-vous travaillé ensemble sur les titres enregistrés ou le projet était déjà en cour de réalisation auparavant ?
Rachid : Le line-up actuel date d’avril 2007 mais les compositions étaient déjà prêtes à cette époque là, nous avons tout de même arrangé certaines parties avant l’enregistrement pour les adapter au feeling de chaque membre. Ainsi chacun a pu y mettre du sien !
Votre style death’n roll très énergique est un résultat voulu ou bien est-ce l’association de vos différentes influences ?
Rachid : Dès le départ, Emilie et moi voulions faire du death/thrash "old school" à contre courant des modes actuelles de Metalcore et autres. Le coté rock’n’roll vient plus des influences de chacun comme Motörhead, Ac/Dc, Black Sabbath,…
Quels sont les retours du public lors vos performances live ?
Rachid : Plutôt bonnes, je dirais même que nous avons une énergie communicative, nous avons toujours une bonne ambiance grâce à un public ouvert d’esprit fidèle et très réceptif. Il arrive même que des personnes qui n’aiment pas trop ce style à la base, viennent nous féliciter à la fin des concerts.
Et votre meilleur souvenir sur scène ?
Emilie : Chaque concert est un bon souvenir, des l’instant que le public est réceptif et partage l’énergie que l’on souhaite transmettre, c’est le pied ! Un petit accent sur le concert qu’on a fait avec Sinister…
Rachid : Je partage les impressions d’Emilie, jouer avec Sinister c’était une super expérience, jouer avec Phazm aussi. On a côtoyé des musiciens très talentueux et ça représente une richesse incroyable !
Quels sont les avantages et les désavantages pour un groupe d’évoluer à Paris ?
Emilie : Paris, c’est un réseau très fermé, la scène parisienne n’est pas très soutenue et les groupes se font de plus en plus exploiter. L’avantage c’est qu’il y a un peu plus de salles qu’en banlieue ou en province et donc un peu plus de monde.
Certains groupes de talents ne sont-ils pas noyés dans la masse inévitable à une densité urbaine très forte ?
Emilie : Justement, de plus en plus de groupes se créent et il devient difficile de sortir du lot. Trop de groupes se ressemblent, se copient, et finissent par asphyxier la scène. Les maisons de disque ne se mouillent plus trop, heureusement qu’il existe des associations qui permettent aux groupes de s’exprimer.
Je te laisse les dernières lignes en vous souhaitant d’arriver à concrétiser vos projets.
Rachid : Merci beaucoup pour l’attention accordée par le webzine, nous remercions aussi tout ceux qui nous ont soutenus depuis le début, continuez à soutenir l’underground, il le vaut bien !